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Quand la France réinventait le luxe : les arts décoratifs français au XIXe siècle
Rentrée : 6 janvier 2027
Les arts décoratifs occupent une place particulière au sein de la création artistique : ils mobilisent à la fois les arts du dessin, de la peinture et de la sculpture. Ils s’intègrent à l’architecture d’un édifice et régissent son ameublement et son décor intérieur. Ils s’allient au costume, à la table, à la toilette, à l’éclairage, au chauffage, à la mesure du temps et à tous les usages matériels, quotidiens ou somptuaires. À la fois art et métier, les arts décoratifs mobilisent les techniques les plus variées, liées à la métallurgie, la chimie ou la mécanique.
Ce cycle de cours choisit de les étudier à l’époque passionnante du XIXe siècle, pendant laquelle les progrès bouleversent les processus et l’économie des arts décoratifs. Une production sérielle de qualité se développe en parallèle à une production de masse plus abordable tandis qu’éclosent des réalisations du luxe le plus raffiné. Ces treize séances permettront d’explorer le mobilier, l’orfèvrerie, le bronze, le cristal, la bijouterie, la porcelaine, etc., et de montrer que dans tous ces domaines, le génie créatif absorbe les innovations et les combine à ses traditions. Au XIXe siècle, la virtuosité du geste et la créativité stylistique n’ont rien à envier à celles des siècles précédents !
À l’issue de ce cours, vous aurez acquis :
• Une vision d’ensemble de la diversité des arts décoratifs et du contexte artistique du XIXe siècle
• Des connaissances solides sur de nombreux domaines des arts décoratifs (mobilier, orfèvrerie, bronze, cristal, bijouterie, céramique)
• Les repères techniques essentiels et les clés d’analyse des œuvres (langage stylistique, répertoire ornemental et sources d’inspiration)
Nos offres
- Plein tarif
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349 €
Offre complète, 349 € sur l'année
13 cours le mercredi à 18h30 (20 heures au total) sur place + en ligne en direct + replay sur 14 jours + accès à votre espace d'e-learning
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13 cours le mercredi à 18h30 (20 heures au total) en ligne en direct + replay sur 14 jours + accès à votre espace d'e-learning
244 €
Tarif réservé aux demandeurs d'emploi, aux jeunes âgés de moins de 26 ans et aux bénéficiaires du RSA ou de l'AAH
13 cours le mercredi à 18h30 (20 heures au total) sur place + en ligne en direct + replay sur 14 jours + accès à votre espace d'e-learning
202 €
Tarif réservé aux demandeurs d'emploi, aux jeunes âgés de moins de 26 ans et aux bénéficiaires du RSA ou de l'AAH
12 cours le mercredi à 18h30 (20 heures au total) en ligne en direct + replay sur 14 jours + accès à votre espace d'e-learning
Possibilité de paiement par CB, Paypal et en 3 fois sans frais avec Klarna. Des offres privilégiées sont réservées aux étudiants de l’Université PSL et de ses établissements ainsi qu'à leurs alumni.

Informations
L'agenda des cours
6/01/27 - Séance d’introduction aux arts décoratifs du XIXe siècle
Cette séance posera le contexte historique et présentera les différentes catégories des arts décoratifs (arts précieux, arts du feu, ameublement, …). Elle abordera les conséquences de la Révolution française sur l’organisation de la production, les enjeux économiques et sociaux, le rôle des dessinateurs et des sculpteurs ornemanistes, et la constitution des grandes collections d’arts décoratifs.
Durée : 2 heures
13/01/27 - De la Révolution à l’Empire, le meuble néo-classique
Après la Révolution française, le redémarrage du mobilier s’opère, dès le Directoire, sous la direction artistique de Percier et Fontaine, deux architectes qui revisitent, de façon plus savante et plus géométrique, l’Antiquité classique. Un nouveau répertoire ornemental naît, avec des cygnes, des Victoires ailées, ou des motifs issus de l’égyptomanie, tandis que les meubles adoptent des formes emblématiques du pouvoir consulaire puis impérial.
Durée : 2 heures
20/01/27 - De la Restauration aux années 1880, le meuble dans la ronde des néo-styles
Lié au Romantisme, le style néo-gothique triomphe dans le mobilier dès 1827, et est suivi par la vogue néo-Renaissance à partir de la Monarchie de Juillet. La marqueterie, la sculpture sur bois ou les incrustations se développent et les références aux styles du passé se succèdent. L’historicisme et l’éclectisme triomphent et un maître émerge, Viollet-le-Duc, architecte dont l’influence immense sur le mobilier, permet un retour à la simplicité.
Durée : 2 heures
27/01/27 - L’orfèvrerie française au XIXe siècle, des usages royaux à la démocratisation
Les orfèvres travaillent exclusivement les métaux précieux, or, argent ou platine. Ils fournissent traditionnellement la Couronne, l’Église et les plus hautes classes de la société. Pourtant, au XIXe siècle, l’orfèvrerie s’ouvre à une production accessible aux classes moyennes grâce aux progrès techniques, tel le métal argenté développé par Christofle, tout en faisant appel aux meilleurs ornemanistes et sculpteurs pour renouveler ses modèles.
Durée : 1 heure 30
3/02/27 - Le bronze d’ameublement, une industrie d’art parisienne sans rivale
Les fabricants de bronzes d’ameublement parisiens, tels Thomire, Denière, Feuchère, Crozatier, Paillard, ou Barbedienne, imposent, au cours du siècle, la prééminence mondiale de leurs ateliers, d’où sortent les pendules, les lustres, les candélabres, les vases, les chenets, les jardinières ou les encriers, devenus indispensables à l’équipement et au décor intérieur. Sculpteurs, dessinateurs ou fondeurs, ces fabricants et savent faire coexister plusieurs gammes, du plus haut luxe à la fabrication en série.
Durée : 1 heure 30
24/02/27 - Le bronze d’édition, l’enthousiasme du siècle pour la petite sculpture
Grâce aux progrès techniques qui facilitent la reproductibilité des formes, la sculpture perd son caractère de luxe aristocratique et entre dans les demeures des classes moyennes. Les sculpteurs signent de plus en plus de contrats d’édition de leurs œuvres, sous forme de bas-reliefs, de statuettes ou de groupes de moins d’un mètre de haut, en bronze doré ou patiné, dans une totale liberté de création et une variété de sujets étonnante.
Durée : 1 heure 30
03/03/27 - Le cristal et l’opaline, les progrès techniques au service de l’art
Les arts du feu – verre, céramique et émail -, sont complétés depuis la fin du XVIIIe siècle en France, par le cristal artificiel, à l’oxyde de plomb, copié de l’Angleterre. Les cristalleries françaises de Montcenis, Baccarat, Saint-Louis, suivies des cristalleries de Choisy-le-Roi, Bercy, etc., produisent en grande quantité et développent dès le Premier Empire une coloration opalescente dans la masse qui connaît un immense succès et porte, depuis le XXe siècle, le nom d’opaline.
Durée : 1 heure 30
10/03/27 - La bijouterie et la joaillerie, du Premier au Second Empire
Les bijoutiers-joailliers tendent au cours du siècle à se séparer des orfèvres, métier dont ils ne constituaient jusque là qu’une spécialité plus ou moins exclusive. En effet, l’essor exceptionnel et la diversification des techniques de bijouterie justifient cette évolution. Enrichi de camées ou de micro-mosaïque, féminin ou masculin, sculpté, ciselé, peint sur émail ou serti de gemmes, le bijou peut aussi bien être séditieux que romantique, porte-bonheur qu’expression du pouvoir.
Durée : 1 heure 30
17/03/27 - La bijouterie de théâtre, une bijouterie d’imitation au service des arts de la scène
La catégorie des bijoux de théâtre se développe en même temps que se multiplient les salles de spectacle. Portés par la vague du théâtre romantique, de l’historicisme et de l’orientalisme, les bijoux de scène doivent être dessinés et réalisés en cohérence avec l’époque et le lieu évoqués dans la pièce. De Talma à Sarah Bernhardt, en passant par Rachel ou Hortense Schneider, les bijoux de scène accompagnent les rôles phares de l’art dramatique ou lyrique.
Durée : 1 heure 30
24/03/27 - La porcelaine, de la manufacture de Sèvres aux manufactures de Limoges
La manufacture de Sèvres se place à la pointe de la créativité et de l’excellence technique grâce à l’action d’un ingénieur des Mines et chimiste, Alexandre Brongniart, son directeur à partir de 1800. En parallèle, les nombreuses manufactures privées de Paris connaissent un âge d’or en faisant venir à bon compte du Limousin des « blancs » qu’elles décorent et commercialisent à Paris. Tandis que Sèvres sait se renouveler durant tout le siècle, la porcelaine de Paris disparaît, supplantée par les manufactures de Limoges.
Durée : 1 heure 30
31/03/27 - Du japonisme à l’Art Nouveau, la céramique dans la seconde moitié du siècle
Entraînée par les courants du japonisme, du palissisme et du naturalisme, la céramique connaît une mutation profonde, avec la volonté d’un retour à la matière et à des moyens esthétiques simples. Des céramistes indépendants, Jules Ziegler, Théodore Deck, Ernest Chaplet, ou des sculpteurs comme Jean Carriès, mènent des recherches novatrices sur la faïence et le grès émaillé, matériaux qui permettent des effets nouveaux de matière et de couleur et ouvrent la voie à l’Art Nouveau.
Durée : 1 heure 30
21/04/27 - L’Art Nouveau et l’École de Nancy
Né vers 1890, l’Art Nouveau marque en France le triomphe du courant végétal qui anime les meubles et les objets d’une pulsion dynamique faite de lignes courbes élancées comme une montée de sève. Les architectes, tel Hector Guimard, jouent un rôle prépondérant dans ce mouvement qui veut transformer le cadre de vie des classes modestes et créer un Art pour tous. À Nancy, l’Art Nouveau prend une forme encore plus naturaliste, selon la devise d’Émile Gallé : « ma racine est au fond des bois ».
Durée : 2 heures
28/04/27 - La bijouterie Art Nouveau
Sous l’impulsion de bijoutiers-créateurs, René Lalique, Henri Vever, Louis Aucoc, Georges Fouquet, etc., et d’un groupe de sculpteurs-médailleurs, Jules Desbois, Jean Dampt et Henry Nocq, l’esthétique du bijou est profondément renouvelée. La ligne végétale Art Nouveau, les effets d’irisation et de translucidité et les thématiques issue du Symbolisme, prennent le pas sur la richesse des matériaux. L’or et les diamants sont délaissés pour l’argent, l’étain, la corne, la nacre, l’émail ou les opales.
Durée : 2 heures
Sabine Lubliner-Mattatia
Sabine Lubliner-Mattatia est docteur en histoire de l’art et chercheur indépendant en histoire des arts décoratifs, spécialisée dans l’art français du bronze au 19e siècle. Elle a été chargée de cours en histoire des arts décoratifs à l’université Panthéon-Sorbonne et à Drouot Formation, et chargée de recherches à l’École des Arts joailliers pour l’exposition Bijoux de scène de la Comédie-Française (2024-2025, Paris et Shanghai). En savoir +

l'Université Paris Sciences & Lettres
L’Université Paris Sciences et Lettres (PSL) réunit 13 établissements d’excellence de l’enseignement supérieur. Forte de sa devise Sapere Aude – Ose savoir -, elle offre des formations de très haut niveau, au plus près de la recherche menée dans ses laboratoires. Elle veille à favoriser le dialogue entre les disciplines et encourage la créativité et la pensée critique. Ouverte sur le monde, elle promeut l’égalité des chances, l’innovation et l’engagement scientifique, social et environnemental. En savoir +
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